Le chat Sibérien est originaire de Russie, et plus particulièrement des régions forestières et au climat froid du nord du pays.
Avant que la race du chat sibérien n’existe en tant que telle, il s’agissait à l’origine de chats domestiques. Ces chats à poil mi-long ou long vivaient dans des zones rurales comme les forêts de Sibérie, mais également dans les villes comme Moscou ou Saint-Pétersbourg.
Leur pelage très dense et leur ossature robuste, sont souvent considérées comme le résultat d’une adaptation naturelle aux conditions climatiques rigoureuses de ces régions.
Dans le folklore russe, le Sibérien est souvent décrit comme un « chat des forêts ».
Des légendes racontent que ces chats vivaient dans les grandes forêts russes et protégeaient les maisons, les granges ou les monastères contre les rongeurs.
Le terme « chat sibérien » était déjà parfois utilisé pour décrire ce type de chat, mais il ne correspondait pas encore à une race définie par un standard. Il s’agissait plutôt d’une appellation désignant des chats domestiques présentant des caractéristiques similaires : un pelage long et dense, une ossature solide et une musculature puissante.
En 1871, lors de la première grande exposition féline organisée à Londres par Harrison Weir, des chats appelés « chats sibériens » sont mentionnés. Il ne s’agissait toutefois pas encore d’une race reconnue, mais plutôt d’un type de chat.
Dans son livre Our Cats and All About Them (1889), Harrison Weir décrit le « Russian Long-haired Cat ». Il le présente comme un chat robuste à poil long provenant de Russie, doté d’une collerette dense, d’une queue épaisse et d’une grande tolérance au froid. Il indique également que ces chats préfèrent chasser les rongeurs au sol plutôt que les oiseaux en hauteur.
Cette description correspond à un type ancien de chat russe à poil long, considéré comme proche des ancêtres du Sibérien moderne.
Illustration Page 30 du livre “Our cats and All About them (1889/1892) - Harrison Weir
La véritable création de la race Sibérienne telle qu’on la connaît aujourd’hui remonte à la fin des années 1980.
Le premier club félin à avoir mise en place la création de l’appellation de la race et rédigé un standard est le Kotofei Cat Club, à Moscou.
Les membres du club ont commencé à observer les chats domestiques à poil mi-long présents en Russie, et à sélectionner les individus correspondant au type du « chat des forêts russes » et enfin à rédiger les premières descriptions du standard.
Le standard rédigé à l’époque parle de type puissant, ossature solide, pattes rondes, museau rond et plein, oreilles bien écartées et yeux ovales. La tête était décrite comme arrondie.
Les premiers Sibériens sélectionnés provenaient directement de chats domestiques locaux observés dans les rues et les foyers. Les éleveurs ont ainsi travaillé à partir d’une population existante, en sélectionnant progressivement les individus correspondant au type du « chat des forêts russes ».
À la fin des années 1980, plusieurs expositions félines sont organisées en Russie, notamment à Moscou. Lors de ces événements, des chats présentés comme « Sibériens » sont exposés, même si leurs pedigrees ne sont pas encore toujours complets.
Ces expositions ont joué un rôle important dans la reconnaissance progressive de la race et dans l’organisation des premiers programmes d’élevage.
Une étape importante dans le développement du Sibérien a été l’exposition féline organisée à Moscou en 1989. Lors de cet événement, plusieurs chats domestiques à poil mi-long ont été présentés sous le nom de « Siberian ». Cette exposition a contribué à attirer l’attention sur ces chats et à encourager la création des premiers programmes d’élevage..
Au début des années 1990, la race commence à être reconnue officiellement par certaines organisations félines et les premiers Sibériens sont exportés vers l’Europe et l’Amérique du Nord. Cette exportation vers l’internationale contribue à faire connaître la race et à développer l’élevage dans différents pays. Progressivement, plusieurs organisations félines adoptent un standard pour le Sibérien et la race est autorisée à participer aux expositions internationales.
En Europe, la diffusion de la race conduit à sa reconnaissance officielle par la Fédération Internationale Féline (FIFe) en 1997. Cette reconnaissance permet au Sibérien de participer aux expositions organisées par cette fédération et contribue à la diffusion de la race dans de nombreux pays européens. Le standard évolue légèrement et parle de forme de tête “trapèze” ou encore “courte et large”
Aujourd’hui, le Sibérien est une race reconnue par la plupart des grandes organisations félines internationales. Il est apprécié pour son apparence naturelle, sa robustesse et son caractère sociable. Malgré le travail de sélection effectué par les éleveurs au cours de ces dernières années, la race a conservé encore de nombreuses caractéristiques rappelant son origine naturelle.
Komandor Sibaris (SIB n24) — Sibérien issu de la chatterie Sibaris (Russie), représentant le type moderne de la race.
Aujourd’hui, on distingue généralement deux variétés principales au sein de la race. La première correspond au Sibérien dit « traditionnel », qui comprend toutes les couleurs et motifs reconnus chez la race, à l’exception du colourpoint.
La seconde est la variété Neva Masquerade, qui correspond à la version colourpoint du Sibérien. Cette variété tire son nom de la rivière Neva à Saint-Pétersbourg. Selon les organisations félines, elle est considérée soit comme une variété du Sibérien, soit comme une race distincte.
Plus récemment, l’apparition de nouvelles couleurs, comme le « sunshine », montre que la race continue d’évoluer aujourd’hui.
Le Sibérien s’est développé à partir d’une population naturelle diversifiée de chats domestiques russes, ce qui contribue à la diversité génétique de la race et surtout à préserver et maintenir une bonne santé.
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